Réunion au Rectorat : le thème est l'échange de pratiques autour du dispositif.
Où l'on voit que chaque établissement a mis en place différentes manières d'accueillir les allophones à partir de la même circulaire, avec plus ou moins de succès.
A quoi le mesure-t'on d'ailleurs ce succès ?
L'établissement performant est-il celui qui est mesure d'absorber le plus de migrants possibles ou celui qui privilégie la qualité de l'accueil ? En gros, quantité ou qualité ? Dans le mien, on a choisi la deuxième option, mais ce n'est pas celle qui est mise en avant par l'Inspection académique, qui nous demande avant tout de scolariser les mômes. Ce qu'on en fait après ne les regarde plus : c'est ce qu'on appelle l'autonomie des établissements !
Mais venons-en au titre de ma chronique : les élèves UPE2A ont droit dans mon académie à une bonification au moment des orientations en 3ème. En gros, leurs choix d'orientation, s'ils sont validés par la commission, sont prioritaires. Nous faisons très attention avec les collègues de ne pas faire n'importe quoi et de vraiment faire jouer cette bonification pour les élèves qui ont un vrai projet professionnel : il ne faudrait pas les faire passer devant les autres pour les voir abandonner au bout d'un an, faute de répondre aux exigences du cursus demandé.
J'interpelle la responsable de ces dossiers, présente ce jour là : je m'occupe de l'orientation de mes 3èmes UPE2A mais aussi, cette année, de mes ex-UPE2A inclus depuis un an ou deux dans les classes normales. Je souhaiterais leur faire bénéficier à eux aussi, de cette bonification, il me semble qu'ils en ont autant besoin que les autres et même pour certains cela peut se révéler déterminant, leur année de 3ème ne se passant pas toujours dans de bonnes conditions (on n'apprend pas le français en 9 mois, on estime qu'il faut six à sept ans pour acquérir le français de scolarisation parlé dans les collèges français).
Las, elle me répond que ce ne sera pas possible et s'étonne bruyamment que je puisse m'occuper de l'orientation de mes ex UPE2A : selon elle, c'est au professeur principal de ces 3èmes de la prendre en charge. J'argumente mais elle ne m'entend pas : on est tellement loin de la réalité de ce terrain (des professeurs de 3ème avec des classes à 26, qui ont déjà du mal à s'occuper dignement, malgré tous leurs efforts, des francophones) que j'arpente quotidiennement que je n'insiste pas.
Ce jour là, on m'a donc dit que j'en faisais trop !
Où l'on voit que chaque établissement a mis en place différentes manières d'accueillir les allophones à partir de la même circulaire, avec plus ou moins de succès.
A quoi le mesure-t'on d'ailleurs ce succès ?
L'établissement performant est-il celui qui est mesure d'absorber le plus de migrants possibles ou celui qui privilégie la qualité de l'accueil ? En gros, quantité ou qualité ? Dans le mien, on a choisi la deuxième option, mais ce n'est pas celle qui est mise en avant par l'Inspection académique, qui nous demande avant tout de scolariser les mômes. Ce qu'on en fait après ne les regarde plus : c'est ce qu'on appelle l'autonomie des établissements !
Mais venons-en au titre de ma chronique : les élèves UPE2A ont droit dans mon académie à une bonification au moment des orientations en 3ème. En gros, leurs choix d'orientation, s'ils sont validés par la commission, sont prioritaires. Nous faisons très attention avec les collègues de ne pas faire n'importe quoi et de vraiment faire jouer cette bonification pour les élèves qui ont un vrai projet professionnel : il ne faudrait pas les faire passer devant les autres pour les voir abandonner au bout d'un an, faute de répondre aux exigences du cursus demandé.
J'interpelle la responsable de ces dossiers, présente ce jour là : je m'occupe de l'orientation de mes 3èmes UPE2A mais aussi, cette année, de mes ex-UPE2A inclus depuis un an ou deux dans les classes normales. Je souhaiterais leur faire bénéficier à eux aussi, de cette bonification, il me semble qu'ils en ont autant besoin que les autres et même pour certains cela peut se révéler déterminant, leur année de 3ème ne se passant pas toujours dans de bonnes conditions (on n'apprend pas le français en 9 mois, on estime qu'il faut six à sept ans pour acquérir le français de scolarisation parlé dans les collèges français).
Las, elle me répond que ce ne sera pas possible et s'étonne bruyamment que je puisse m'occuper de l'orientation de mes ex UPE2A : selon elle, c'est au professeur principal de ces 3èmes de la prendre en charge. J'argumente mais elle ne m'entend pas : on est tellement loin de la réalité de ce terrain (des professeurs de 3ème avec des classes à 26, qui ont déjà du mal à s'occuper dignement, malgré tous leurs efforts, des francophones) que j'arpente quotidiennement que je n'insiste pas.
Ce jour là, on m'a donc dit que j'en faisais trop !
Commentaires
Enregistrer un commentaire