Lundi matin, 8h55, je retrouve ma nouvelle stagiaire, E. Elle est déjà venue passer quelques jours avec nous et revient aujourd'hui pour plus longtemps.
9h00 : j'accueille les 5èmes, 4èmes et 3èmes comme d'habitude. Les élèves entrent au ralenti dans la classe, je leur fais remarquer la présence d'E., que certains connaissent et retrouvent avec plaisir, et je fais l'appel. Il manque I. mon élève bulgare, les autres me disent qu'il était là mais qu'il est reparti chez lui, il a cru que j'étais absente. Je me saisis de mon téléphone (je le fais souvent sur la classe d'accueil, pour gérer ce genre de couacs) et appelle la vie scolaire pour lui demander de contacter I. chez lui et de lui dire de revenir au collège (comme la plupart de mes élèves, il habite à 5 minutes).
9h05, A. un élève de 3ème, vient chercher C. pour son oral d'anglais.... et me la ramène 3 minutes plus tard en me disant que c'est une erreur, elle ne le passe pas. Je ne comprends rien, elle non plus, on passe tous ensemble à autre chose ! (en fait j'aimerais bien commencer mon cours...)
9h10, je suis en train d'expliquer la comparaison avec un verbe quand S. fait son apparition dans l'embrasure de la porte. S. est un élève de 3ème qui commence aujourd'hui son inclusion définitive sur sa classe. Il me dit qu'il n'a pas son nouvel emploi du temps et qu'on lui a demandé de venir dans ma classe en attendant. Je m'impatiente, (une nouvelle interruption, quand est-ce que je vais pouvoir faire ma leçon ?!!!) mais je profite de la présence de ma stagiaire pour la laisser avec ma classe et descend avec S. pour régler ce problème d'EDT. On court ensemble au secrétariat, on regarde quel cours il est censé avoir à cette heure là et je l'emmène en Histoire Géo, comme ça j'explique à l'enseignant les raisons de son retard.
Je peux enfin retourner en classe et continuer mon explication...
9h15, I. revient dans la classe avec un mot de la vie scolaire qui l'a bien appelé chez lui. Je prends 2 minutes pour le débriefer, je viens tout juste de commencer ma leçon, il a pas raté grand chose (d'où l’intérêt de ne pas arriver à commencer son cours...)
9h20, je questionne les élèves, (ont-ils bien compris ce que je viens d'expliquer ?), quand je regarde Y., mon élève ukrainienne : elle est toute pâle, semble au bord du malaise, les yeux fermés. Je l'interpelle, lui demande si ça va, elle me répond que non, elle est malade. Je lui dis qu'il faut qu'elle rentre chez elle et qu'elle prenne rendez-vous chez le médecin, en ce moment il y a beaucoup de virus et il ne faudrait pas qu'elle passe le sien à ses copines du dispositif. Elle me répond qu'elle ne peut pas y aller, elle n'a pas d'assurance maladie. Je demande à ma stagiaire de l'emmener chez l'infirmier, elle est russophone, les échanges seront plus aisés.
Je suis bouleversée : Y. est une jolie jeune fille, toujours très soignée, discrète et polie. Je n'imaginais pas qu'elle puisse être dans de telles difficultés financières.
9h30, on m'amène G. un nouvel élève qui vient de Géorgie. Je monte en pression : quand j'ai demandé ce matin à quelle heure il arrivait on m'a dit 9h puis 10h mais certainement pas qu'on me l'amènerait en plein cours (quel cours d'ailleurs ? J'ai la singulière impression de ne jamais vraiment l'avoir commencé...). J'explique une nouvelle fois que je ne peux pas le prendre maintenant, et je demande à ce qu'il reparte en permanence, je suis désolée mais là il faut vraiment que je puisse finir ce que j'ai eu tant de mal à commencer.
9h50 : sonnerie de la récré, j'ai à peine eu le temps de donner un exercice d'application à mes élèves, on ne l'a pas corrigé, j'ai juste vérifié que tous les élèves avaient bien compris ma "leçon" en regardant leurs cahiers.
Je descends à l'infirmerie : E. et Y. ne sont pas revenues, je suis un peu inquiète. J'apprends qu'E. a ramené Y. chez elle, et que ça a pris un peu temps pour des questions d'autorisation.
Je suis rassurée, je peux aller fumer ma clope !
9h00 : j'accueille les 5èmes, 4èmes et 3èmes comme d'habitude. Les élèves entrent au ralenti dans la classe, je leur fais remarquer la présence d'E., que certains connaissent et retrouvent avec plaisir, et je fais l'appel. Il manque I. mon élève bulgare, les autres me disent qu'il était là mais qu'il est reparti chez lui, il a cru que j'étais absente. Je me saisis de mon téléphone (je le fais souvent sur la classe d'accueil, pour gérer ce genre de couacs) et appelle la vie scolaire pour lui demander de contacter I. chez lui et de lui dire de revenir au collège (comme la plupart de mes élèves, il habite à 5 minutes).
9h05, A. un élève de 3ème, vient chercher C. pour son oral d'anglais.... et me la ramène 3 minutes plus tard en me disant que c'est une erreur, elle ne le passe pas. Je ne comprends rien, elle non plus, on passe tous ensemble à autre chose ! (en fait j'aimerais bien commencer mon cours...)
9h10, je suis en train d'expliquer la comparaison avec un verbe quand S. fait son apparition dans l'embrasure de la porte. S. est un élève de 3ème qui commence aujourd'hui son inclusion définitive sur sa classe. Il me dit qu'il n'a pas son nouvel emploi du temps et qu'on lui a demandé de venir dans ma classe en attendant. Je m'impatiente, (une nouvelle interruption, quand est-ce que je vais pouvoir faire ma leçon ?!!!) mais je profite de la présence de ma stagiaire pour la laisser avec ma classe et descend avec S. pour régler ce problème d'EDT. On court ensemble au secrétariat, on regarde quel cours il est censé avoir à cette heure là et je l'emmène en Histoire Géo, comme ça j'explique à l'enseignant les raisons de son retard.
Je peux enfin retourner en classe et continuer mon explication...
9h15, I. revient dans la classe avec un mot de la vie scolaire qui l'a bien appelé chez lui. Je prends 2 minutes pour le débriefer, je viens tout juste de commencer ma leçon, il a pas raté grand chose (d'où l’intérêt de ne pas arriver à commencer son cours...)
9h20, je questionne les élèves, (ont-ils bien compris ce que je viens d'expliquer ?), quand je regarde Y., mon élève ukrainienne : elle est toute pâle, semble au bord du malaise, les yeux fermés. Je l'interpelle, lui demande si ça va, elle me répond que non, elle est malade. Je lui dis qu'il faut qu'elle rentre chez elle et qu'elle prenne rendez-vous chez le médecin, en ce moment il y a beaucoup de virus et il ne faudrait pas qu'elle passe le sien à ses copines du dispositif. Elle me répond qu'elle ne peut pas y aller, elle n'a pas d'assurance maladie. Je demande à ma stagiaire de l'emmener chez l'infirmier, elle est russophone, les échanges seront plus aisés.
Je suis bouleversée : Y. est une jolie jeune fille, toujours très soignée, discrète et polie. Je n'imaginais pas qu'elle puisse être dans de telles difficultés financières.
9h30, on m'amène G. un nouvel élève qui vient de Géorgie. Je monte en pression : quand j'ai demandé ce matin à quelle heure il arrivait on m'a dit 9h puis 10h mais certainement pas qu'on me l'amènerait en plein cours (quel cours d'ailleurs ? J'ai la singulière impression de ne jamais vraiment l'avoir commencé...). J'explique une nouvelle fois que je ne peux pas le prendre maintenant, et je demande à ce qu'il reparte en permanence, je suis désolée mais là il faut vraiment que je puisse finir ce que j'ai eu tant de mal à commencer.
9h50 : sonnerie de la récré, j'ai à peine eu le temps de donner un exercice d'application à mes élèves, on ne l'a pas corrigé, j'ai juste vérifié que tous les élèves avaient bien compris ma "leçon" en regardant leurs cahiers.
Je descends à l'infirmerie : E. et Y. ne sont pas revenues, je suis un peu inquiète. J'apprends qu'E. a ramené Y. chez elle, et que ça a pris un peu temps pour des questions d'autorisation.
Je suis rassurée, je peux aller fumer ma clope !
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