La vingt-sixième

Bon, ben voilà, le seuil fatidique des 26 est passé.
Alors ? La catastrophe annoncée est-elle arrivée ?
Pas vraiment en fait, un de plus, un de moins, à ce niveau là ça ne fait plus vraiment la différence. Juste, la classe des UPE2A, prévue pour 20 élèves devient de plus en plus exiguë et je ne parle même pas des problèmes que cela pose en termes de sécurité, qui s'en préoccupe ?)
Et puis, A. la nouvelle élève, est A0 comme les cinq autres élèves nouvellement arrivés mais n'a pas le même profil : elle est très passive et tarde à se mettre au travail. Je la teste à plusieurs reprises sur des notions faciles pour elle (le vocabulaire de l'école, les verbes être et avoir au présent...) mais elle n'apprend pas assez, le travail est trop superficiel : tout va se compliquer pour elle si elle ne comprend pas les enjeux du dispositif. En plus, arrivée à la fin de l'année, elle a un emploi du temps fortement allégé avec une dizaine d'heures de français avec moi et c'est tout ! Ni Maths, ni anglais, ni EPS, il n'y a plus de place sur les classes normales (et mes demandes de la basculer sur une autre 5ème pour ces matières sont restées lettre morte jusqu'à ce jour...)
Aussi, je sors le grand jeu :
- je préviens sa maman qu'elle ne fournit pas le travail attendu (E. ma stagiaire russophone traduit en russe, la maman ne parle pas français)
- je la confie à N., russophone comme elle et en 5ème aussi
- je demande à ma stagiaire E. de la tutorer en français
Et cela porte ses fruits : elle a récité ce matin une poésie de Victor Hugo, "Demain dès l'aube", très difficile pour elle, presque parfaitement ! Elle a d'ailleurs un excellent accent en français !
Voilà, c'est ma vingt-sixième élève, bienvenue A. !


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