Le mardi est le jour des évaluations, je les fais en demi-groupe pour pouvoir séparer les élèves, ça prend plus de temps mais ça me permet aussi de mettre en place une technique toute personnelle : chaque élève vient, quand il veut, me montrer sa feuille et je coche ce qui est réussi, lui laissant se concentrer sur ce qui ne l'est pas. Je garde aussi à côté de moi les élèves particulièrement en difficulté (par exemple H., qui est NSA, c'est à dire non scolarisé antérieurement, ou en pointillés, pour résumer lecture et écriture ne sont pas acquises), je les guide, je leur fais le cadeau d'un accent ou d'une apostrophe pour leur montrer mon soutien...
Je suis mécontente : quatre élèves n'ont rien appris et je ne peux donc pas les aider. Je me mets en colère pour montrer mon désaccord. Ils referont l'évaluation le jeudi suivant.
Une matinée en groupe, évaluations donc, puis leçon pour les 6èmes faite la veille aux autres.
On termine sur un exercice d'écriture pour ceux qui ne l'ont pas rendu et un arbre généalogique pour les autres (ils sont motivés je leur ai dit que je mettrai les plus beaux sur le blog du dispositif)
Je n'ai pas cours l'après-midi, je rentre chez moi pour déjeuner.
Je profite de cette plage de repos pour passer quelques coups de fil :
- le rectorat : le samedi précédent, en emmenant quatre élèves de 3ème aux journées portes ouvertes des lycées professionnels, j'ai accroché ma voiture dans un parking. Je voudrais savoir si cela peut être considéré comme un accident du travail : je vais payer 300 euros de franchise et l'assurant militant me promet un malus ! Las, on me répond que non, je vais devoir régler la facture toute seule...
- le CASNAV (le service du rectorat qui s'occupe des allophones et des dispositifs) : je souhaiterais présenter mon élève NSA au Delf scolaire A2 (examen de validation des acquis en langue française, c'est l'objectif vers lequel tend chaque enseignant du dispositif) mais cela nécessite une prise en charge particulière. J'ai remarqué lors des premières préparations à l'examen qu'il était très fragilisé par sa mauvaise maîtrise de la lecture. H. a besoin de ce diplôme et il a bien le niveau A2. Son profil de NSA va être un vrai handicap pour la suite de son parcours, chaque diplôme est une aubaine... Las bis, fin de non recevoir là aussi, on me presse de ne pas le présenter, rien ne peut être mis en place pour ce profil d'élève. Je sens le reproche pointer : je n'ai pas le droit de remettre en question le cadre de l'examen, d'ailleurs on se souvient que je l'ai déjà fait par le passé. J'explique que je fais un retour d'expérience, que ça fait aussi partie de mon métier : réfléchir sur les modalités de l'accompagnement des élèves et soumettre lorsque nécessaire, d'éventuelles modifications ou améliorations qui iraient dans le sens de ceux ci mais rien n'y fait, on ne m'entend pas. On me transmet quand même, car j'insiste, les coordonnées de la personne qui s'occupe du Delf sur l'académie, je peux toujours essayer de m'adresser à lui...
- j'envoie un nouveau texto au beau-père de D. pour les devoirs, tout en lui précisant que c'est temporaire, le temps qu'il prenne bien ses marques.
Voilà, je considère que ma journée est terminée, sieste !
Je suis mécontente : quatre élèves n'ont rien appris et je ne peux donc pas les aider. Je me mets en colère pour montrer mon désaccord. Ils referont l'évaluation le jeudi suivant.
Une matinée en groupe, évaluations donc, puis leçon pour les 6èmes faite la veille aux autres.
On termine sur un exercice d'écriture pour ceux qui ne l'ont pas rendu et un arbre généalogique pour les autres (ils sont motivés je leur ai dit que je mettrai les plus beaux sur le blog du dispositif)
Je n'ai pas cours l'après-midi, je rentre chez moi pour déjeuner.
Je profite de cette plage de repos pour passer quelques coups de fil :
- le rectorat : le samedi précédent, en emmenant quatre élèves de 3ème aux journées portes ouvertes des lycées professionnels, j'ai accroché ma voiture dans un parking. Je voudrais savoir si cela peut être considéré comme un accident du travail : je vais payer 300 euros de franchise et l'assurant militant me promet un malus ! Las, on me répond que non, je vais devoir régler la facture toute seule...
- le CASNAV (le service du rectorat qui s'occupe des allophones et des dispositifs) : je souhaiterais présenter mon élève NSA au Delf scolaire A2 (examen de validation des acquis en langue française, c'est l'objectif vers lequel tend chaque enseignant du dispositif) mais cela nécessite une prise en charge particulière. J'ai remarqué lors des premières préparations à l'examen qu'il était très fragilisé par sa mauvaise maîtrise de la lecture. H. a besoin de ce diplôme et il a bien le niveau A2. Son profil de NSA va être un vrai handicap pour la suite de son parcours, chaque diplôme est une aubaine... Las bis, fin de non recevoir là aussi, on me presse de ne pas le présenter, rien ne peut être mis en place pour ce profil d'élève. Je sens le reproche pointer : je n'ai pas le droit de remettre en question le cadre de l'examen, d'ailleurs on se souvient que je l'ai déjà fait par le passé. J'explique que je fais un retour d'expérience, que ça fait aussi partie de mon métier : réfléchir sur les modalités de l'accompagnement des élèves et soumettre lorsque nécessaire, d'éventuelles modifications ou améliorations qui iraient dans le sens de ceux ci mais rien n'y fait, on ne m'entend pas. On me transmet quand même, car j'insiste, les coordonnées de la personne qui s'occupe du Delf sur l'académie, je peux toujours essayer de m'adresser à lui...
- j'envoie un nouveau texto au beau-père de D. pour les devoirs, tout en lui précisant que c'est temporaire, le temps qu'il prenne bien ses marques.
Voilà, je considère que ma journée est terminée, sieste !
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